Depuis quelques semaines je me suis inscris au site Last.fm, un espèce de réseau social de la musique.
Fondamentalement rétissant à Fessebouc et autres facécies du genre, je dois avouer que ce site me fait vraiment craquer. Pour les passionnés de musique, c'est probablement le moyen le plus puissant jamais inventé pour découvrir de nouveaux artistes!
Pour un maigre 3$ par mois, vous avez accès à des millions de radios différentes, de quoi satisfaire même les plus difficiles. Et le plus gros avantage là dedans? Si vous n'aimez pas la chanson, il y a un merveilleux petit bouton "skip". C'est pas beau la vie?
Aussi, le site tiens compte des chansons que vous avez écoutées pour vous en suggérer de nouvelles. Si vous préférez que vos écoutes restent privées, vous pouvez aussi désactiver cette fonction.
Mais bref, tout ça pour dire que c'est sûrement le 3$ le mieux investit que j'ai dépensé depuis très longtemps! Rien de tel que la musique pour oublier les p'tits tracas de la vie.
samedi 9 janvier 2010
lundi 4 janvier 2010
C'est fou comme en un si court laps de temps, la vision de mon avenir peut changer. Peut-être que c'est parce que j'ai pas d'idée précise de ce que je veux faire plus tard...
Reste que cette décision pourrait changer complètement ma vie future, alors ce n'est pas à prendre à la légère... Mais bon, il me reste encore un peu moins d'un an pour y penser parce qu'il n'est pas question d'abandonner un baccalauréat si près de la fin!
Reste que cette décision pourrait changer complètement ma vie future, alors ce n'est pas à prendre à la légère... Mais bon, il me reste encore un peu moins d'un an pour y penser parce qu'il n'est pas question d'abandonner un baccalauréat si près de la fin!
mercredi 30 décembre 2009
Hypocrisie
Le temps des fêtes constitue l’occasion parfaite pour renouer avec de vieilles connaissances ou des membres de la famille qu’on ne voit pas très souvent. Par contre, même avec les meilleures intentions, ces rencontres ne sont pas toujours des plus enlevantes et sont souvent parsemées de discussions vides et futiles. Questions stéréotypées sur l’autre, vœux factices pour la nouvelle année et tranches de vie insipides s’enchaînent afin de se convaincre que l’on est enchantés par ces retrouvailles momentanées.
Étant quelqu’un qui n’aime pas particulièrement raconter sa vie (c’est étrange puisque je me semble le faire ici…) et les gens n’ayant généralement pas de très grand intérêt pour la chimie, les discussions restent plutôt en surface :
- En quoi t’étudies déjà?
- En chimie.
- Et qu’est-ce que tu comptes faire avec un diplôme en chimie après l’université?
- J’sais pas trop moi-même.
- T’es-tu fait une blonde?
- Non ( et j’pas sûr que tu veux que j’embarque là-dessus anyway, ça pourrait être long et plate…)
- Tu trouves pas que ton frère a pas l’air dans son assiette depuis un certain temps?
- Peut-être… (dans ce cas là j’en aurais plus long à dire… Mais j’pense pas qu’il veuille que je me mêle de ça)
Et moi, je ne sais jamais trop quoi demander, ou je préfère tout simplement ne pas poser les questions auxquelles je songe. Par exemple, à ma cousine qui arrive avec son Xième chum en X Noël et qui vient de se payer une belle petite opération qu’elle met particulièrement en évidence:
- Fais-tu pas mal plus de « tip » depuis que tu t’es fait poser une nouvelle paire??
Je m’abstiens. Mais n’empêche que j’aurais été curieux d’avoir la réponse…
Je ne suis pas antisocial, je suis seulement contre l’hypocrisie. C’est comme si soudainement à Noël, tout le monde s’aimait et vivait dans la joie! Mon œil... La magie de Noël, on garde ça pour les enfants, de grâce. Les pauvres ne cessent pas d’être pauvre, les bombes n’arrêtent pas de tomber, les malades ne sont pas miraculeusement guéris, les vieux ne se sentent pas moins seuls, Stephen Harper et Jean Charest ne deviennent pas plus intelligents.
Mais bon, malgré ce texte débordant de pessimisme, j’ai tout de même fortement apprécié la petite réunion de famille du réveillon cette année. Bonne bouffe, bonne bière, bon vin, bonne compagnie, que demander de plus?
Après tout, Noël ça a aussi du bon…
Étant quelqu’un qui n’aime pas particulièrement raconter sa vie (c’est étrange puisque je me semble le faire ici…) et les gens n’ayant généralement pas de très grand intérêt pour la chimie, les discussions restent plutôt en surface :
- En quoi t’étudies déjà?
- En chimie.
- Et qu’est-ce que tu comptes faire avec un diplôme en chimie après l’université?
- J’sais pas trop moi-même.
- T’es-tu fait une blonde?
- Non ( et j’pas sûr que tu veux que j’embarque là-dessus anyway, ça pourrait être long et plate…)
- Tu trouves pas que ton frère a pas l’air dans son assiette depuis un certain temps?
- Peut-être… (dans ce cas là j’en aurais plus long à dire… Mais j’pense pas qu’il veuille que je me mêle de ça)
Et moi, je ne sais jamais trop quoi demander, ou je préfère tout simplement ne pas poser les questions auxquelles je songe. Par exemple, à ma cousine qui arrive avec son Xième chum en X Noël et qui vient de se payer une belle petite opération qu’elle met particulièrement en évidence:
- Fais-tu pas mal plus de « tip » depuis que tu t’es fait poser une nouvelle paire??
Je m’abstiens. Mais n’empêche que j’aurais été curieux d’avoir la réponse…
Je ne suis pas antisocial, je suis seulement contre l’hypocrisie. C’est comme si soudainement à Noël, tout le monde s’aimait et vivait dans la joie! Mon œil... La magie de Noël, on garde ça pour les enfants, de grâce. Les pauvres ne cessent pas d’être pauvre, les bombes n’arrêtent pas de tomber, les malades ne sont pas miraculeusement guéris, les vieux ne se sentent pas moins seuls, Stephen Harper et Jean Charest ne deviennent pas plus intelligents.
Mais bon, malgré ce texte débordant de pessimisme, j’ai tout de même fortement apprécié la petite réunion de famille du réveillon cette année. Bonne bouffe, bonne bière, bon vin, bonne compagnie, que demander de plus?
Après tout, Noël ça a aussi du bon…
mercredi 23 décembre 2009
Drift
J'avais oublié qu'avec la neige revenait aussi une utilisation bien particulière du "brake à bras", vive la poudreuse!
lundi 21 décembre 2009
samedi 19 décembre 2009
Croyez-vous toujours ce que vous lisez dans les journaux?
J'ai trouvé ça récemment sur Vimeo, ça ravive des souvenirs dans ma tête. Après tout, c'était peut-être pas si pire le show de Leloup à Québec, mais on peut vraiment faire dire ce qu'on veut à des images si on fait un peu de montage... En passant, je vous conseille d'aller voir Leloup en supplémentaire, un pur délice! J'ai déjà mes billets pour la représentation du 14 janvier à Montréal, ça vaut la peine!
vendredi 18 décembre 2009
Niveler par le bas
Dur réveil ce matin, j’ai couru comme un malade pour me rendre jusqu’au travail… Mais bon, comme je publie ce billet depuis mon travail, ça vous montre à quel point je suis occupé aujourd’hui. En fait c’est ma dernière journée de stage, alors j’en suis plutôt à ramasser mes trucs et mettre mon bureau à l’ordre…
Tout ça pour vous parler d’une soutenance de thèse à laquelle j’ai assisté hier après-midi. Un étudiant au doctorat qui parlait de polymères sensibles au pH et à la lumière UV. La présentation était relativement médiocre, mais je lui accordé une chance puisqu’il ne parlait pas très bien anglais. C’est quand nous sommes arrivés aux rondes de question du jury que ça s’est gâté…
Des questions toutes simples, auxquelles j’aurais pratiquement pu répondre en ayant assisté à sa présentation, le laissaient désemparé et sans mot. Je veux bien croire que son anglais n’était pas parfait, mais chaque question lui était répétée pratiquement 5 fois pour être sûr qu’il la comprenait. Bref, je n’aurais jamais cru que ce gars là était au doctorat, même à la maîtrise j’aurais été surpris. Le pire? Le jury lui a accordé son doctorat malgré tout.
En sortant de là, j’étais un peu outré de voir que le diplôme de doctorat en chimie de l’UdeS ne valait peut-être pas grand-chose après tout… C’est en discutant avec un prof que je me suis rendu compte que la situation n’était pas aussi rose que je le croyais. À l’entendre, aussitôt qu’on entre au doctorat ici, on est sûr de l’obtenir même si on offre de très mauvaises performances. Mais, il m’a fait réaliser que c’était peut-être plus généralisé que je le croyais.
Au Québec, nous avons développé une peur de l’échec scolaire, nous disant que ça ferait trop augmenter le décrochage. La solution logique dans de tels cas serait de mieux préparer les élèves en vue de leurs examens, mais ce qui s’est produit est totalement différent. En effet, on baisse de plus en plus les critères d’évaluation afin de diminuer le taux d’échecs. Résultat : des gens passent à travers la totalité du système scolaire avec d’énormes lacunes, notamment au niveau du français (honnêtement, sans dire que mon français est parfait, certains étudiants universitaires auraient clairement besoin de cours de mise à niveau…). D’ailleurs, le même professeur m’expliquait que même si la moitié des étudiants de son cours avaient une note inférieure à 25% (avec une moyenne de 29%), il ne donnerait aucun échec, la faculté n’aime pas ça. Bon on s’entend que ce cours là c’est peut-être pas le mieux bâti et le plus facile du baccalauréat de chimie (même que ça doit être l’un des plus difficiles à étudier tellement c’est pas clair), mais bon, habituellement les moyennes tournent autour de 40-45%.
Avec les étudiants de la réforme qui s’en viennent à l’université dans quelques années, on s’en va clairement vers un mur. Il y a un monde de différence entre l’enseignement des « compétences » qu’on fait maintenant au secondaire et l’enseignement dans un programme universitaire, particulièrement en sciences pures (je ne sais pas pour les autres, mais c’est sûrement le cas aussi). Ici, personne ne va vous prendre par la main, personne ne va vous dire quoi faire, vous êtes seuls face à une montagne de choses à apprendre.
Je ne veux pas tomber dans l’élitisme, mais il faut à tout prix éviter que la valeur de nos diplômes tombe au même niveau que ceux qu’on trouverait dans une boîte de « Cracker Jack ». L’université n’est pas faite pour récompenser l’effort, mais plutôt les résultats et l'excellence.
Sad But True…
Tout ça pour vous parler d’une soutenance de thèse à laquelle j’ai assisté hier après-midi. Un étudiant au doctorat qui parlait de polymères sensibles au pH et à la lumière UV. La présentation était relativement médiocre, mais je lui accordé une chance puisqu’il ne parlait pas très bien anglais. C’est quand nous sommes arrivés aux rondes de question du jury que ça s’est gâté…
Des questions toutes simples, auxquelles j’aurais pratiquement pu répondre en ayant assisté à sa présentation, le laissaient désemparé et sans mot. Je veux bien croire que son anglais n’était pas parfait, mais chaque question lui était répétée pratiquement 5 fois pour être sûr qu’il la comprenait. Bref, je n’aurais jamais cru que ce gars là était au doctorat, même à la maîtrise j’aurais été surpris. Le pire? Le jury lui a accordé son doctorat malgré tout.
En sortant de là, j’étais un peu outré de voir que le diplôme de doctorat en chimie de l’UdeS ne valait peut-être pas grand-chose après tout… C’est en discutant avec un prof que je me suis rendu compte que la situation n’était pas aussi rose que je le croyais. À l’entendre, aussitôt qu’on entre au doctorat ici, on est sûr de l’obtenir même si on offre de très mauvaises performances. Mais, il m’a fait réaliser que c’était peut-être plus généralisé que je le croyais.
Au Québec, nous avons développé une peur de l’échec scolaire, nous disant que ça ferait trop augmenter le décrochage. La solution logique dans de tels cas serait de mieux préparer les élèves en vue de leurs examens, mais ce qui s’est produit est totalement différent. En effet, on baisse de plus en plus les critères d’évaluation afin de diminuer le taux d’échecs. Résultat : des gens passent à travers la totalité du système scolaire avec d’énormes lacunes, notamment au niveau du français (honnêtement, sans dire que mon français est parfait, certains étudiants universitaires auraient clairement besoin de cours de mise à niveau…). D’ailleurs, le même professeur m’expliquait que même si la moitié des étudiants de son cours avaient une note inférieure à 25% (avec une moyenne de 29%), il ne donnerait aucun échec, la faculté n’aime pas ça. Bon on s’entend que ce cours là c’est peut-être pas le mieux bâti et le plus facile du baccalauréat de chimie (même que ça doit être l’un des plus difficiles à étudier tellement c’est pas clair), mais bon, habituellement les moyennes tournent autour de 40-45%.
Avec les étudiants de la réforme qui s’en viennent à l’université dans quelques années, on s’en va clairement vers un mur. Il y a un monde de différence entre l’enseignement des « compétences » qu’on fait maintenant au secondaire et l’enseignement dans un programme universitaire, particulièrement en sciences pures (je ne sais pas pour les autres, mais c’est sûrement le cas aussi). Ici, personne ne va vous prendre par la main, personne ne va vous dire quoi faire, vous êtes seuls face à une montagne de choses à apprendre.
Je ne veux pas tomber dans l’élitisme, mais il faut à tout prix éviter que la valeur de nos diplômes tombe au même niveau que ceux qu’on trouverait dans une boîte de « Cracker Jack ». L’université n’est pas faite pour récompenser l’effort, mais plutôt les résultats et l'excellence.
Sad But True…
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